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Les dangers du complexe militaro-industriel

 
 

 

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Ce que nous voulons attaquer c’est le discours dominant qui explique que les causes de la crise actuelle sont à chercher dans le mauvais capitalisme financier. Nous pensons que la crise financière n’est qu’un symptôme d’une maladie plus profonde et qu’il s’agit en fait d’une crise du capitalisme lui-même. Ses conséquences seront certainement terribles mais ce sera peut-être aussi l’occasion de remettre en cause le capitalisme dans ses fondements mêmes.

 

De l’extrême droite à l’extrême gauche, on entend partout aujourd’hui un même discours: l’économie réelle serait saine, seule une finance ayant échappé à tout contrôle mettrait en danger l’économie mondiale.

 

Dans une version plus conspirationniste, la crise ne serait qu’un prétexte, une stratégie des capitalistes eux-mêmes qui seraient en réalité en parfaite santé. Car, en fait, ces gros menteurs ont un trésor bien caché qu’il faudrait trouver pour ensuite le redistribuer à tous les pauvres. C’est pourquoi de la gauche à la droite on propose de raboter les niches fiscales et de trouver l’argent caché pour le réinjecter dans les États.

 

Ce discours se décline de différentes manières selon qu’on désigne les traders comme seuls responsables ou qu’on dénonce la partialité des agences de notation, ce qui revient à accuser le thermomètre en cas de fièvre. Mais par-dessus tout, « c’est la faute à la finance et à l’endettement », ou comment confondre la maladie et le symptôme.

 

Or, il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation.

 

 

Les dirigeants de tous bords se foutent de nous quand ils réclament un encadrement rigoureux de la spéculation, car c’est tout le système qui, dans sa phase actuelle, a besoin de la spéculation et du crédit. Les causes les plus profondes de la crise actuelle ne sont à rechercher ni du côté de la spéculation, ni du côté de l’endettement. Les achoppements financiers récents : crise des subprimes, crise de la dette, krachs boursiers à répétition, rôle des agences de notation, menace de faillite des États…tout cela est avant tout l’expression d’une crise du capitalisme lui-même.

 

La crise qui a débuté en 2007 n’est toujours pas résolue. Près de 1 5000 milliards de dollars de dettes doivent encore être soit remboursés soit annulés. Beaucoup de mauvaises nouvelles restent à venir !

 

Les pays développés font face à une crise. Il ne s’agit pas de la crise que relatent les journaux. C’est plus grave que cela. Le modèle de ces pays — mis au point par le premier chancelier de l’Allemagne, Otto von Bismarck — ne fonctionne plus.

 

Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, dans les pays d’Europe occidentale, d’Amérique du Nord et au Japon, l’expansion rapide de l’économie permettait de contenir et repousser les effets négatifs de cette contradiction. On augmentait les salaires, mais on augmentait plus encore la production. On rendait marchands de nombreux secteurs qui ne l’étaient pas auparavant, comme aujourd’hui on est en train de le faire avec l’éducation, la santé ou la sécurité. On fournissait à coûts plus bas (par l’effet de l’industrialisation et de la massification) une foule de produits plus nombreux, et qui faisaient vivre les prolétaires tout en maintenant les bénéfices. Pour développer la production de cette manière, il fallait que la consommation envahisse la société entière, avec tout ce que cela signifie: publicité, manipulation du désir, production d’une foule de saloperies destinées à satisfaire des besoins socialement créés.

 

 

On ne peut pas endetter et hypothéquer l'avenir, génération après génération, et compter sur des générations plus flexibles et précaires pour continuer ainsi éternellement. Dans le monde développé du moins, les taux de croissance de l’économie sont aujourd’hui trop faibles. Les générations futures sont trop peu nombreuses.

 

Commentateurs, économistes et autres observateurs avisés glosent pour savoir lequel de l’austérité ou du stimulus est le moyen le plus adéquat pour la “reprise”. Cette discussion est une supercherie. Aucune des deux solutions ne fonctionnera. . Lorsque la dette est douteuse, elle est douteuse. Impossible à rembourser. Pourrie. Sans valeur.

 

La seule chose valable à faire est de passer aux aveux… admettre qu’on s’est trompé… tout annuler… et se remettre au travail.

 

Par ailleurs, ce qui s’appelait alors le tiers-monde était maintenu sous une domination coloniale ou post-coloniale qui permettait d’en exploiter les matières premières.

 

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Tout cela a changé depuis la crise des années 1970 et la restructuration du capitalisme qu’elle a provoquée. Les délocalisations d’industries et de services ont alors permis de baisser le coût du travail au niveau mondial. La consommation a été soutenue par le développement du crédit, qu’il s’agisse de dépense publique (et de dette publique) ou privée. Mais ce système est lui-même à bout de souffle, comme le montre la crise qui a commencé en 2007. Le krach de 2008 n’a pu être rattrapé qu’au moyen d’une expansion massive de l’endettement étatique. Le montant de cette dette, désormais impossible à rembourser, est l’expression concrète de cette impasse. La crise de la dette publique en Europe et les perspectives de défaut de la Grèce, désormais bien réelles, en sont la preuve. Ce n’est pas la finance qui est la cause de la crise, la finance est au contraire ce qui a permis à la crise provoquée par la contradiction récurrente du capitalisme d’éclater aussi tard.

 

Celle-ci frappe actuellement les États sous la forme d’une crise budgétaire et de divers programmes d’austérité. Partout en Europe, on nous explique que nous vivons au-dessus de nos moyens, qu’il va falloir travailler plus et se serrer la ceinture. Face à cette situation beaucoup se retournent vers l’État comme ce qui permettrait d’imposer des limites aux « dérèglements du marché ».

 

 
 
 

 

En fait, il n’y a pas de contradiction fondamentale entre le fait de dire qu’il y a bien approfondissement de la crise ces dernières années et que le capitalisme est d’une certaine façon une crise permanente : la crise peut être analysée à la fois comme un mode de fonctionnement ordinaire du capitalisme et comme une remise en cause potentielle de sa propre existence. Le capitalisme est ce jeu qui inclut sa contradiction dans sa propre règle, et qui donc pourrait tendre à son abolition, mais la réalité c’est que c’est à la lutte des classes, c’est à nous de le faire.

 

Par conséquent, lorsqu’en 2008 la crise de la dette a frappé, les débiteurs puissants — comme ceux de Wall Street — voulaient que les banques centrales les renflouent. Ces renflouements… subventions… cautions… et l’impression de monnaie dans le cadre d’un assouplissement quantitatif continuent. Le dernier en date est un programme “de relance” de 66 milliards de dollars annoncé par le Brésil ! Bonne chance.

 

Voulez-vous connaître le plus grand programme de relance de tous les temps ?

La Seconde Guerre mondiale.  Il est largement reconnu que la guerre a sorti l’économie américaine de la Grande Dépression.

 

Oui, la Seconde Guerre mondiale était un plan de relance classique. Des milliers de milliards de dollars ont été dépensés. Des milliers de milliards de dollars ont été perdus. Et à la fin, le monde était appauvri.

 

Mais peu importait. La croissance — des années 1950 jusqu’aux années 1970 — a réduit le poids de la dette et la douleur des pertes. Les pays développés étaient à nouveau riches !

▪ Le train Acela est parti à l’heure de la Penn Station à New York. Il est entré dans le tunnel pour traverser l’Hudson vers Il y avait aussi des zones de maisons ouvrières très modestes… non pas abandonnées, mais encore occupées. Ou bien quelqu’un se donnait beaucoup de mal pour nous duper : il y avait des automobiles modernes devant les maisons. Et des parkings pleins à côté des anciens hangars.

 

Le train est entré dans Trenton… Les autorités de la ville avaient-elles finalement abandonné le panneau publicitaire qui accueille les visiteurs depuis la Grande Dépression ? Ou bien était-il toujours là, annonçant un monde mort il y a un demi-siècle ?

 

Il y a 50 ans, Trenton était une ville manufacturière de la classe moyenne. A présent, c’est une ville est sinistrée ( ville située dans le le New Jersey.  usines abandonnées, des hangars en ruine et ce qui semblait être des champs entiers de reliques industrielles… avec des montagnes d’acier rouillé et tordu… .) . Bon nombre des habitants de Trenton — comme de tant de villes américaines — sont passés de la classe moyenne à la pauvreté et à la dépendance aux allocations gouvernementales quand ils peuvent la toucher . La devise de la ville proclame-t-elle toujours fièrement — et trompeusement — que “Trenton fabrique, le monde prend” ? Nous avons vérifié sur Google. Apparemment, le pont de Warren Street, construit en 1935, porte toujours la fameuse inscription. Trenton n’est pas au courant de la nouvelle

 

▪ Que s’est-il passé ?
Les autorités ont sapé l’économie de classe moyenne des Etats-Unis avec de l’argent facile. Dans les faits, elles ont distribué du crédit et de l’argent gratuit. Les consommateurs l’ont utilisé — pour acheter des choses. Quand on peut acheter sans rien produire, pourquoi se donner de la peine ?

 

Trenton a arrêté de fabriquer des choses dans les années 80 et 90. Les habitants du New Jersey se sont mis à acheter ce dont ils avaient besoin en Chine. Et en Arabie Saoudite. A crédit.

 

Et maintenant — ô surprise — la classe moyenne de Trenton lutte. Il est difficile de trouver un bon emploi. Les prix de l’immobilier sont au plus bas. Et en termes réels, un investissement boursier de 1 000 $ il y a 10 ans vaut aujourd’hui 884 $.

 

Mais les choses ne vont-elles pas en s’améliorant ? Peut-être. Sauf qu’au dernier trimestre 2012, le PIB américain a en fait chuté de 0,1%. Pourquoi ? Parce que le Pentagone a réduit ses dépenses de 40 milliards de dollars. Le New York Times nous en dit plus :

 

L’économie américaine a connu un recul surprise au dernier trimestre 2012, se contractant de 0,1%, selon ce qu’a annoncé mercredi le département du Commerce US — c’est sa pire performance depuis les suites de la crise financière en 2009″.

 

“[...] La baisse de 22,2% des dépenses militaires — la plus importante baisse trimestrielle depuis plus de quatre décennies — ainsi que la chute des stocks et des exportations ont étouffé des indicateurs plus positifs dans le secteur privé”.

 

une photo de Nanou Ferrier.

 

Quel suspense insoutenable dans les épisodes de "Marion-aka-Marine-Le-Pen-aura-t-elle-ses-500-signatures ?". Seuls les moins de vingt piges qui n'ont pas eu la "chance" de connaître plusieurs élections pestilentielles présidentielles auront probablement gobé le "buzz" créé par la représentante de l'extrême-droite française qui lui a permis de faire parler d'elle et beaucoup moins de son nauséeux projet pour la France. Quand le Front National joue la carte de la victimisation face à "l'establishment" (dont une partie, par ailleurs, reprend à son compte les idées aux relents racistes et sectaires), on ne peut qu'être affligé par l'attitude de ce parti dont la principale activité consiste à trouver des boucs émissaires avec des variantes selon les époques. J'ai choisi de reproduire ici le communiqué d'A.L, car il est symptomatique de la dérive droitière et xénophobe qui n'a plus honte de s'afficher tandis que l'on constate un durcissement de la répression à l'égard de toute la mouvance antifasciste lorsque cette dernière ose dénoncer un climat de plus en plus propice à l'exclusion de certaines catégories de la population, une tendance encouragée par les dirigeants actuels à vouloir diviser les citoyens en créant des distinctions ethniques, religieuses, économiques... La recette est ancestrale : Diviser pour mieux régner ! 

"Communiqué d'Alternative Libertaire Publié le 12 mars 2012 par Commission antifasciste  

Solidarité avec les militantEs antifascistes inculpéEsUne répression terrible s’abat sur dix militantEs antifascistes, interpelléEs à Paris dans la soirée du 8 mars alors qu’ils et elles collaient des affiches contre la tenue des « Assises de la nationalité, de la citoyenneté et de l’identité », organisées par le Bloc identitaire, groupe aux idées racistes revendiquées. Pour de simples affiches, ces militantEs ont été gardéEs à vue 48h, avant d’être déférréEs samedi soir au parquet de Paris en ayant fait un passage à la section antiterroriste de la brigade criminelle !! Au total ce sont plus de 60h qu'ils et elles ont passées dans les locaux de la police puis de la justice.
Rien dans les actes ni dans l'attitude des militantEs ne justifiait cette garde à vue et ce déferrement.


Grâce à la mobilisation des organisations, réseaux et sympathisantEs antifascistes, ils et elles ont été libéréEs ce dimanche avec des procès verbaux signifiant des inculpations pour participation à un groupe formé en vue de la préparation de violences contre les personnes ou des destructions pour dégradation de biens.
Cela leur vaut d'être convoquéEs pour être jugéEs devant la 29e chambre du Tribunal de grande instance de Paris le 7 mai 2012.
Aussi nous dénonçons ici une répression purement politique.


Une surenchère répressive sur les militantEs antifascistes
Nous dénonçons une véritable stratégie d’intimidation menée par la Justice.
A chacune des apparitions publiques des organisations antifascistes, que ce soit face aux catholiques intégristes ou aux divers néo-nazis adeptes du « saucisson-pinard », les ordres du pouvoir sont clairs : la police protège systématiquement l’extrême droite.
Les organisations engagées dans le combat contre l'extrême droite tentent ni plus ni moins d’alerter l’opinion contre la banalisation du racisme et des idées d’extrême droite, et de s’opposer à leurs représentants de tous poils.
Nous dénonçons une criminalisation croissante de ce combat.

Une Justice à deux vitesses
Rappelons qu’il y a à peine trois mois, deux membres de la mouvance catholique intégriste ont été arrêtés au théâtre du Rond-Point, alors qu'ils s’apprêtaient à en détruire le système de sécurité. Ces deux-là n’ont écopé que d’une dizaine d’heures de garde à vue et d’un banal rappel à la loi, avant de repartir… tranquilles. Une différence de traitement aussi criante manifeste clairement la propension du pouvoir et de sa police à « couvrir » des groupuscules violents et liberticides. Sans oublier la couverture de la justice dont bénéficient des ministres en poste lors de leurs « dérapages » tout à fait contrôlés à l’encontre des immigré-e-s ou lorsqu'ils affirment qu'il existe une inégalité de valeur entre, ce qu'ils appellent, les « civilisations »...
Nous dénonçons donc un pouvoir qui encourage les expressions d’intolérance, de conservatisme et de racisme, et qui défend ceux qui les répandent.


Une indulgence coupable
Si le gouvernement les protège, c’est que les fascistes lui sont très utiles : d’abord ils diffusent efficacement ses idées, désignant les mêmes boucs-émissaires (étranger-e-s, musulman-e-s, chômeurs-ses, et combien d’autres encore), popularisant les mêmes solutions radicales qui consistent à stigmatiser et exclure. Mais en plus, ils sont un ennemi majeur pour le mouvement social, à qui ils font barrage par leurs attaques, leur propagande et leurs provocations.


Nous ne supporterons pas plus longtemps une situation où les fascistes ont les mains libres tandis que l’on enferme ceux et celles qui les dénoncent et organisent la mobilisation et une riposte militante face à eux.
Nous interpellons la population sur la répression éhontée qui sévit sur le mouvement antifasciste en particulier et sur le mouvement social en général.
Nous exigeons que les poursuites à l'encontre des 10 militant-e-s antifascistes soient abandonnées et appellons à la mobilisation de toutEs en solidarité."

Premiers signataires : Alternative libertaire, Les Alternatifs, Ras l'Front Marne la Vallée, Emancipation tendance intersyndicale, CNT Etpreci 75, CNT Santé social, UD CNT 95, Section carrément anti Le Pen (SCALP), Fédération Total respect / Tjenbé réd (Fédération de lutte contre les racismes, les homophobies et le sida), SUD Culture Solidaires, Action antifasciste Paris banlieue (AFA), Christianisme social, Solidaires Paris, Nouveau parti anticapitaliste, SUD Etudiant.

 

Le renouveau industriel des Etats-Unis n’est pas dû au fait que l’on fabrique de vraies choses pour de vrais acheteurs. 40% de l’industrie américaine va à la défense. Enlevez cela, et l’économie est dans le pétrin.

 

Photo : La Mondialisation de la Guerre :
http://www.youtube.com/watch?v=-HDC75M5nGE&list=PL8090E693B8B52E33

La faim dans le monde, quel paradoxe :
http://www.youtube.com/watch?v=3mvuc1cXU0U&list=PL8090E693B8B52E33

Les détonations des différents essais nucléaire de 1945 à 1998 :
http://www.youtube.com/watch?v=TYQdySNt1w4&list=PL8090E693B8B52E33

Alors, c'est qui le patron ?
http://www.youtube.com/watch?v=ZfuI3mfKfwo&list=PL8090E693B8B52E33

Informez vous sur :
http://www.facebook.com/PODBETE

 

 La renaissance des tensions actuelles fait dire que le complexe militaro-industriel est derrière tout ça :

"[...] Eisenhower comprenait les choses différemment", . "Il voyait de quelle manière des forces internes puissantes poussent une machine militaire à devenir un empire... et à faire la guerre. Un 'éducateur' essaiera de se donner de l'importance en insistant pour plus d'éducation. Un boucher voudra plus de viande au menu. Et un homme ayant un pistolet en main déclarera -- avec un sérieux parfait et une sincérité solennelle -- qu'il faut tuer quelqu'un en Syrie pour protéger notre virilité !"

 

Peut-être faut-il s'y résoudre ; peut-être que les êtres humains ne savent pas vivre sans conflit. Peut-être faudra-t-il encore quelques siècles pour y arriver... en espérant que la planète soit encore là à ce moment-là.

 

Le Pouvoir sans visage. Le complexe militaro-industriel Sur le terreau de la guerre froide, de la course aux armements, des conflits régionaux et de l'indépendance nationale, s'est implantée puis développée une formidable coalition solidaire entre la haute hiérarchie militaire, les grands industriels producteurs et exportateurs d'armes et la bureaucratie de l'appareil d'Etat. Vivant en osmose, quasi secrète, anonyme et toute-puissante, entretenant ses propres réseaux de relations internationales, elle impose ses programmes, aux coûts de milliards euros à un pouvoir politique n'ayant ni les moyens ni la volonté d'exprimer cette souveraineté nationale qui, selon la Constitution, appartient au peuple.


Trente ans après le président Eisenhower dénonçant la menace que fait peser sur la démocratie le pouvoir acquis par l'énorme complexe militaro-industriel, de ce côté-ci de l'Atlantique, un ancien chef des services secrets,

 

Alors pourquoi le font-ils ? Les faucons, les colombes, la stratégie géopolitique, la sécurité nationale — rien de tout ça n’a de rapport avec la question. . La véritable raison pour laquelle les Etats-Unis dépensent autant et se lancent dans tant de guerres, c’est comme avait écrit avec Addison Wiggin un livre intitulé L’Empire des dettes. Nous expliquions ce phénomène comme étant inévitable pour les grandes puissances. Dès qu’elles peuvent se faire obéir des autres, elles aspirent à l’empire, disions-nous.

 

▪ L’industrie militaire américaine ne s’arrête plus

Nous reparlons de cela uniquement parce que les dépenses du Pentagone sont à nouveau sur le devant de la scène. Paul Ryan ( wikipédia )  a été désigné comme l’homme numéro deux des Républicains. Ces derniers fondent de grands espoirs sur lui. Leur numéro un est un raté. Personne ne semble l’apprécier. Cela n’est guère surprenant. Il semble creux — prêt à dire tout et son contraire pour arriver à la Maison Blanche.

 

Romney est un homme riche — avec une fortune estimée à près de 250 millions de dollars. Mais Sheldon Adelson — qui finance la plupart des groupes qui soutiennent les candidats républicains — est bien plus riche (environ 10 fois plus). .

 

Et Romney sait que les Etats-Unis se dirigent vers la catastrophe. Il doit également savoir que l’Amérique pourrait équilibrer son budget simplement en réduisant ses dépenses militaires superflues. Mais Adelson et l’industrie militaire ne permettront pas une réduction du budget du Pentagone. A ce stade, se montrer en faveur d’un équilibre budgétaire pourrait être bon pour les Etats-Unis. Mais cela serait mauvais pour les ambitions présidentielles de Monsieur Romney.

Romney sait que la “guerre contre le terrorisme” est une arnaque… et que les guerres au Moyen-Orient ont été des catastrophes qui ont coûté des milliers de milliards de dollars. Mais Adelson est un ardent supporter d’un Etat d’Israël militarisé, agressif… soutenu par le Pentagone. Et Romney est “son homme.”

 

▪ Ce qui nous amène à Paul Ryan. . pas une seule réduction des dépenses militaires/sécuritaires dans le budget qu’il propose.

 

Oui, cher lecteur, la vérité s’impose. Les Etats-Unis dépensent bien trop pour la guerre et les préparatifs de guerre. La probabilité d’être tué dans un attentat terroriste est de une sur 3,5 millions. Dépenser des milliers de milliards de dollars pour faire la guerre aux terroristes… et sans doute inciter plus de terroristes à vouloir vous tuer… c’est de l’argent dépensé à mauvais escient.

 

D’ailleurs, qui sont ces terroristes ?

Il faut lire l’article de John Mueller et Mark G. Stewart intitulé “The Terrorism Delusion: America’s Overwrought Response to September 11″  ( Format PDF ) (“L’illusion du terrorisme : la réponse jusqu’au-boutiste de l’Amérique au 11 septembre”, NDLR) dans le dernier numéro de International Security.

 

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Les auteurs passent au crible 50 cas de “complots islamistes terroristes” supposés contre les Etats-Unis. Qu’ont-ils trouvé ? Les soi-disant terroristes étaient “incompétents, inefficaces, inintelligents, stupides, ignorants, mal organisés, dans l’erreur, confus, amateurs, abrutis, déconnectés des réalités, crétins, irrationnels et idiots.”

 

Autrement dit, pas le genre de troupes disciplinées et averties qui pourraient inquiéter le ministère de la Défense.

 

Certes, si on a de l’argent à jeter par les fenêtres, pourquoi ne pas le faire de la façon dont on le souhaite ? Le Pentagone peut dépenser son argent aussi mal que n’importe qui d’autre. Mais ni les Etats-Unis ni aucune autre nation développée n’a de l’argent à perdre. Tous souffrent de trop de dépenses publiques… trop de dettes… et trop de promesses qui ne peuvent être tenues. A moins de trouver un nouveau modèle, tous se dirigent vers la faillite.

 

Toutefois, la position des Etats-Unis est unique. Le pays gaspille une si grande partie de son budget que ses finances pourraient facilement être assainies. Ce gaspillage pourrait cesser du jour au lendemain.

Tout compris, les dépenses de défense, de guerre et de sécurité coûtent au contribuable américain entre 1 000 et 1 200 milliards de dollars par an. 300 milliards de cette somme peut-être sont dépensées à des fins légitimes de défense. Le reste — environ 900 milliards de dollars– pourrait être effacé du budget et rendu aux citoyens. La faillite du pays, le déshonneur, les guerres inutiles, l’inflation, la crise — tout cela pourrait être évité.

 

Cela est si évident que les bonzes du parti Républicain — Romney et Ryan — pourraient le voir s’ils le voulaient. Mais il n’est pas dans leur intérêt d’ouvrir les yeux.

 

La crise actuelle pourrait bien sûr être résolue par des moyens déjà utilisés historiquement par ce système dans des contextes comparables: guerre(s), destruction massive des moyens de production et de la force de travail. Elle pourrait aussi durer longtemps dans un processus continu d’appauvrissement pour la plupart d’entre nous, secoué par des explosions sans issue, voire des conflits de tous contre tous (concurrence entre groupes, racisme…).

 

Mais on peut aussi penser que, pendant une crise grave prolongée, les automatismes sociaux, les habitudes, s’affaiblissent et disparaissent. Beaucoup de personnes pourraient remettre en question ce qu’elles considéraient auparavant comme naturel, inévitable. Et c’est bien pour cela que les crises sont potentiellement des moments de remise en cause du capitalisme.

 

émission du lundi 18 février 2008
Histoire du renseignement 1/4 © Plon : http://www.youtube.com/watch?v=w4F7vu0mwKg

 
 


16/09/2013
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